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Présents aux Eurockéennes de Belfort le vendredi 3 juillet, les quatres beatmakers Lilea Narrative, Zo (aka la Chauve-souris), Zoggyone et Zerolex, réunis sous le nom de Cotton Claw nous ont accordé quelques questions sur les rives du Malsaucy, juste avant leur live sur la Club Loggia à 23h. Rencontre.

 

Bonjour Cotton claw, vous pouvez vous présenter pour ceux qui ne vous connaissent pas ? On vous a vu en live il y a presque 2 ans au festival Détonation (28/09/13 NDLR) à La Rodia, donc quoi de neuf depuis ?

Donc Cotton claw on est quatres  : à la base quatres sur des projets solo et pas forcément qu’en solo (collaborations, featurings mais en tout cas c’est la réunion de Lilea Narrative qui est à la base du projet en fait, qui nous a réuni les quatres, Yoggyone, Zerolex et Zo aka la Chauve-souris.

Ensuite, on a sorti un album en avril enfin on a même sorti un EP entre temps, il y a deux ans. L’album est sorti en avril du coup là on a adapté pas mal de morceaux de l’album et on bosse un peu les anciens titres et les lumières aussi pour les concerts. Il y a eu pas mal de dates, il y a eu deux trois étapes quand même importantes comme le printemps de Bourges, et puis il y a eu Chorus qui est un festival de Hauts-de-Seine, c’est un prix (Chorus est un prix qui récompense un artiste/groupe et qui soutient le développement de sa carrière, NDLR) qu’on a remporté et c’est ça qui va nous permettre de développer la scénographie en fait, entre autres.
Il s’est passé plein de choses en 2 ans, vraiment : un gros boulot de fond sur la présence un peu parti et l’EP en février 2013….. Non 2014 (rires). Donc février 2014 le EP chez Cascade Records, un 6 titres avec 2 remixes et puis l’album en avril 2015. Entre temps, gros boulot sur le live et puis là du coup comme disait Jimmy on est entrain de travailler la version 2 du live enfin qui est toujours entrain d’être remaniée un peu parce que on est entrain de rentrer les morceaux de l’album dans notre set live et donc chaque live prend un petit truc en plus.
Et puis Deux trois grosses scènes depuis deux ans, un rythme plus soutenu. Après y a jamais rien qui est jamais installé mais en tout cas c’est entrain de se faire. Après on fait pas une musique finalement qui marche tout le temps pour tout le monde à chaque fois et on s’en rend compte dans les lives, parce qu’on a des bonnes et des mauvaises surprises aussi mais voilà ça grossit quoi, c’est sur.

Et la scénographie vous en parliez justement, c’est important pour vous cet aspect live de donner une certaine image, un certain visuel ?
Alors le truc c’est qu’on est quatres à faire de la musique éléctronique donc tout de suite il y a des parallèles hyper faciles qu’on comprend qui ont pourtant rien à voir avec Birdy (Birdy nam nam, groupe d’electro FR, NDLR), C2C… Du coup on a envie de bosser un truc, une identité visuelles. Les lights c’est peut-être pas flagrant pour tout le monde encore, du coup voilà si on peut emmener une nouvelle table avec des décors, des lumières plus personnelles et tout ça, c’est ça qui aidera à avoir une identité et marquer un peu le truc quand t’arrives sur scène juste en voyant au visuel que ça va être Cotton claw.
En fait même si notre performance est jouée à quatres sans séquence sur des pads, forcément y a des erreurs. C’est vraiment live du coup mais on est pas à montrer à tout prix ce qu’on fait en mode Gopro ou incliner le truc ou je sais pas quoi, du coup ça rend pas notre truc très visuel. Dès le début on a mis l’accent sur les lumières et on sait que ça suffit pas pour installer une vraie identité visuelle.

Vu que vous êtes quatres beatmakers avec chacuns des carrières solo bien remplies derrière vous, c’est pas trop dur de composer tous ensembles ?
C’est différent qu’être tout seul. On est tous sur des machines un peu similaires mais on bosse pas du tout de la même manière avec les outils tout ça. Les deux ont pas des avantages et des inconvénients mais presque : quand t’es tout seul t’as une liberté forcément, après à quatres il y a une dynamique de groupe que t’as pas tout seul, c’est aussi pour ça qu’on a ce projet là.
Après c’était un paris, on savait pas ; En se réunissant on s’est pas dit « ouais c’est bon ça va marcher ». ‘Ca va marcher’ dans le sens ‘ca va donner quelque chose à quatres ‘. Et ça s’est fait, on avait une idée assez précise finalement dès le début mais ça a pris un certain temps à ce que la musique se mette en place. L’EP pour nous c’est pas du tout un aboutissement de ce qu’on avait dans la tête, l’album beaucoup plus.
On est super contents de cet album parce que c’est vraiment ce qu’on avait imaginé et y a eu un gros gros boulot de studio, il y a eu aucun compromis sur la direction : on a jeté des milliards de trucs, au moins 20 bases de morceaux qui étaient pas exactement là où on voulait aller. Après c’est vrai que finalement à force de bosser, la ligne a commencé à s’installer et à partir de là on savait vraiment ce qui pouvait rentrer dedans et ce qui pouvait pas. Donc c’est des compromis mais après ça a pris quoi, on a aussi d’autres espaces pour s’exprimer : quand on est entre nous, on fait du Cotton claw et ça pose pas de problèmes à personne.

Ce soir vous serez sur la scène appelée « Club Loggia » pour un live de 23h à 23H45, quel effet ça vous fait de venir aux eurocks ? Vous étiez déjà venus en tant que festivaliers ?
Moi (Zerolex) c’est la première fois que je viens parce que j’étais pas là ou parce que j’étais sur d’autres festivals mais du coup c’est hyper excitant, c’est LE gros festoch de la région et ça parle au delà de la région : Les eurocks c’est un gros truc quoi.
Ca fait un moment qu’on a pas joué dans le coin, on est d’ici nous. C’est comme faire une grosse date à la Rodia sur un grand rendez-vous, enfin faire un gros truc ailleurs c’est pareil mais jouer chez soi sur un vrai bon spot à une bonne heure, t’as envie que ça soit encore mieux que d’habitude.
Après on est deux du groupe à avoir déjà joué aux Eurocks, mais c’était en tant que découverte. C’était extra mais là on est vraiment dans la prog comme les autres groupes et c’est gratifiant forcément, on a envie que ça soit notre meilleure date. On espère… En plus on a un bon spot, le club c’est une plus petite scène mais qui est tournée d’une façon que si après Ben Harper (une des têtes d’affiches de ces 27èmes eurocks, NDLR) les gens font un quart de tour ils sont face à nous. C’est un bon horraire aussi, on a déjà eu des plans où c’est pas évident de jouer à 4 heures du mat’, donc en théorie on va être biens, on est préparés… A part une galère de matos’ (rires) Ca arrive, c’est déjà arrivé.

 

Et du coup le concert sauvage au camping, ça s’est bien passé ? Votre matériel a pas fondu? (rires)
Ouais c’était marrant. C’était chaud, c’était chaleur (rires). Après c’était pas le gros attroupement machin mais en fait arriver et jouer c’est cool, du coup t’attends pas 12 heures avant. C’était un bon trip.
Il faisait super chaud, les gens étaient en plein canular, pas un nuage, laisse tomber midi.. On était sous un parasole nous heureusement mais pas les gens.
Et concernant le matos, fais pas trop de blagues là dessus s’il te plait (rires)
C’est de l’éléctronique, le pire pour de l’éléctronique c’est le chaud… On a déjà eut des galères comme ça. L’été on est stressés du coup (rires). J’ai quand même dévissé la MPC (machine pour composer de la musique, NDLR) y a une heure pour qu’on fuisse faire un live à l’espace presse… Enfin voilà on a pas des djembés et des guitares donc c’est les risques du métier.

 

Pour résumer, Cotton claw c’est 4 potes qui se prennent pas la tête sauf quand il est question de bouffe, qui ont pour but de faire danser, de faire kiffer et qui restent forts, tous ensembles parce que comme ils disent, si ils ne pouvaient pas se blairer, ils ne feraient pas de musique ensemble. Leur album “Volutes” est dans les bacs depuis avril 2015 et quand on leur dit Pedromadaire, ils pensent à Pedro winter sur un dromadaire, original.

Si vous n’avez pas eu la chance de les voir en live, ils seront au festival Détonation à la Rodia (Besançon) le jeudi 24 septembre.

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