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Le 20 mai dernier, nous avons eu le plaisir d’interviewer Greg Boust à la Villa Schweppes. Rencontre avec l’homme à la mèche bleue, celui qui est à l’origine de la programmation de la Villa Schweppes lors du Festival de Cannes 2015.

 

Nous sommes à la Villa Schweppes au festival de Cannes, en compagnie de Greg Boust. Bonjour Greg, comment vous allez ?

-Ça va bien ! Il fait beau aujourd’hui, c’est une excellente année.

Est-ce que vous pouvez vous présenter pour ceux qui ne vous connaîtraient pas ?

-Oui bien-sûr, il y en a beaucoup qui me connaissent pas. Donc je suis Greg Boust, j’ai été et je suis DJ avant tout, je suis programmateur de nombreux endroits en France, directeur artistique et effectivement je fais la programmation musicale de la Villa Schweppes.

Vous travaillez dans le secteur de la nuit, notamment le club le Baron ?

-Oui j’ai fait du Baron, j’ai fait 10 ans de direction artistique du Baron à Paris, j’ai une agence qui s’appelle Tête d’Affiche : une agence de booking d’artistes. Et je fais de l’événementiel avec pas mal de soirées. Ça fait 10 ans que l’on tourne un peu partout dans le monde.

Greg, vous considérez-vous comme un professionnel du milieu musical au niveau international ?

-Oui je pense que je peux dire ça !

Aujourd’hui vous êtes dans les locaux de la Villa Schweppes au Festival de Cannes, qu’est-ce que vous pensez du Festival de Cannes ?

-Pour moi le festival de Cannes, c’est LE festival du film. Le plus gros festival de films du monde. C’est une mule dans l’année, un moment où beaucoup de gens se retrouvent. Évidement se sont raccrochées les fêtes et la musique, certains disent que c’est nouveau mais ça ne l’est pas. Il est vrai que la musique a pris beaucoup de place dans ce festival, et c’est pas un mal puisque c’est ce que je défends. Mais il faut pas oublier que c’est un festival de films et donc l’idée c’est de mélanger le cinéma et la musique. C’est un moment unique !

Dans festival, il y a fête ?

-Oui tout à fait, dans festival il y a fête. Mais il y a aussi des festivals qui sont pas drôles ! (rires)

Ici dans les années 70, il y avait déjà des pin-ups sur les plages, il y avait des fêtes incroyables. Maintenant c’est souvent que j’entends « ce n’est plus un festival de films mais un festival de musiques», c’est tout à fait faux il suffit juste de sortir un peu et de voir qu’il y a des gens qui travaillent ensemble.

Donc les soirées du festival, justement il y en a qui se déroulent aux Marches là où nous sommes: pourquoi il y a Villa Schweppes aujourd’hui à Cannes ?

-Je pense qu’il y a Villa Schweppes aujourd’hui à Cannes parce qu’il y avait une place pour Villa Schweppes, c’est ce fameux mélange entre la fête, effectivement parce que la Villa Schweppes défend une boisson qu’on connaît mais défend une certaine idée de la fête pour faire quelque chose d’unique à chaque fois (ils mettent le paquet d’ailleurs) et aussi une envie de se positionner sur cet endroit qu’est Cannes pendant le festival du film et d’être en rapport avec les films. Ceux qui diront que la Villa Schweppes ce n’est que de la fête, oui c’est vrai que c’est de la fête, mais sur 10 jours il y a 7 films qui viennent faire leur soirée chez nous, donc c’est un vrai lien !

La Villa est donc un lieu qu’on peut rattacher au festival de Cannes ? Elle a une vraie identité ici ?

-Oui, en tout cas c’est ce qu’il tend à devenir. C’est peut-être ce qu’elle a moins été ces deux dernières années. Pour l’identité, oui c’est le fruit d’un travail commun. Ça s’appelle « la Villa Schweppes », ce n’est pas moi pour le nom puisque je suis extérieur, mais moi j’appellerais ça le Festival de la Villa Schweppes parce que c’est 10 journées, parfois 12 intenses. Vraiment quand je sors de ça, j’ai l’impression d’avoir fait un très long festival, puisque voilà on lésine pas on programme de bons artistes de 14 heures à 5 heures du matin.

Comment vous vous y prenez pour travailler avec la Villa Schweppes ? Il a une certaine manière de travailler, de réfléchir quant à la programmation musicale ?

-Bien-sûr, il faut s’adapter au client, puisque Schweppes pour moi est un client même si on est tous amis ! Mais il y a une façon de faire qui est la notre, je pense que si l’on continue à travailler ensemble, ça fait 6 ans maintenant je crois, c’est parce qu’on a trouvé une mécanique un peu spéciale pour certains car ils n’ont pas fait appel à une grosse machine qui aurait pu fournir des artistes ; ils ont préféré faire appel à mon agence complètement indépendante qui peut aller chercher des artistes un peu partout. C’est ça aujourd’hui l’alchimie de la Villa Schweppes, on arrive à faire venir des artistes de tous les bords, de tous les pays, de partout, sans que ça ne soit un problème. On est pas lié directement à une maison de disque ou ce genre de choses.

Votre identité personnelle à vous aussi est très particulière ! Notamment votre coiffure, vous répondiez dans une interview que c’était votre porte-bonheur ?

-Je crois c’est ce que l’on appelle une marque de fabrique même si j’aime pas trop ça, lorsque je me suis amusé à faire ça il y a 10 ans je me suis rendu compte qu’on parlait de moi en disant « le mec à la crête », donc après c’est assez dûr de se défaire d’un signe quant il est devenu particulier !

Merci Greg, bonne continuation!