dix-huit + 20 =

huit + 20 =

C’était une des dates clés de cette 12ème édition des Paradis Artificiels. Le temps d’une soirée à la Condition Publique, se sont succédés sur la même scène Tim Dup, Thérapie Taxi et Eddy de Pretto.

Attention, phénomènes ! Qu’on se le dise, ce sont tous de véritables révélations de la musique française, avec chacun un album à leur actif.
Tim Dup inaugure la soirée, pour un démarrage tout en douceur, teinté d’une douce rêverie. Fort d’un premier album, Mélancolie heureuse, le chanteur-compositeur de 23 ans chauffe doucement le public. Les morceaux s’enchainent et bercent les coeurs, mais ils malheureusement moins impactants que les deux autres concerts. On regrette également que le Rambolitain n’ait pas fait sa reprise de La vie ne vaut rien d’Alain Souchon, qui l’a pourtant fait connaitre.

Et c’est un groupe qui succède à Tim Dup. Ce groupe, c’est Thérapie Taxi.

Les trois amis, propulsés sur le devant de la scène grâce à Hit Sale, leur duo avec Roméo Elvis, sont bouillants. Il faut dire que c’est le premier concert de leur tournée qui s’achève fin décembre 2018 (qui sait, de futures dates en 2019 ?). Même si le succès auprès du grand public est plutôt récent, cela fait un bout de temps que le groupe balance des clips sur Youtube et écume les festivals. On pouvait notamment apprécier leur musique à Rock en Seine en 2017, par exemple. Le moins que l’on puisse dire, c’est que Thérapie Taxi a su se créer un public qui n’hésite pas à reprendre en coeur les différents morceaux de leur album Hit Sale sorti le 2 février 2018. Salope, Superstar, Coma Idyllique, Cri des Loups, Hit Sale. Tant de (futurs) tubes qui ravissent le public.

Adélaïde et Raphaël se font un malin plaisir à se jouer du public. Le chanteur, et sa désormais traditionnelle moustache, n’hésite pas à promettre du rhum Coca au public, qu’il se fait une joie de déguster entre deux morceaux.
Ce premier concert n’annonce que du bon pour la suite tant les trois comparses sont survoltés. Le groupe dégage une joie euphorisante et parvient à mettre le public de bonne humeur.
Ci-joint un petit album photo de leur concert :

Mais celui que tout le monde attend n’est pas encore monté sur scène. S’il y en a bien un qui s’est retrouvé médiatisé de toute part en un clin d’oeil, c’est bien lui.

Eddy de Pretto, après avoir fait sensation avec son EP Kid, et son tube Fête de trop, entame une tournée pour la sortie de son album Cure. Originaire de Créteil, âgé de seulement 24 ans, Eddy de Pretto charme les foules partout où il passe. Un EP, un album, mais déjà des milliers de fans à travers la France, la Belgique ou encore la Suisse qui connaissent ses chansons par coeur. Celui que certains considèrent comme un « enfant prodige » de par son élocution ou son phrasé conquis la Condition Publique. Cure est une véritable pépite, et même si certains morceaux ont été légèrement raccourcis pour le concert, comme Quartier des Lunes, c’est un véritable plaisir d’entendre en live les morceaux de l’album sorti le 2 mars. Ce dernier est sorti le 2 mars, le concert se déroule le 15 et pourtant, aucune chanson n’est étrangère au public. Eddy de Pretto, seulement accompagné de son batteur et de son téléphone, a tout d’un grand.

Honey, Fête de Trop, Beaulieue, Musique Basse ou Normal. Des morceaux qui font sensation et qui résonnent en nous, même le concert fini.
Dans la foule, on croise les membres de Thérapie Taxi, venus profiter du concert. Ils ont bien raison, car le moment est unique. On a rarement vu une telle ferveur s’emparer de la Condition Publique. On regrette cependant le petit manque de communication avec le public. On sent la satisfaction d’Eddy de Pretto d’être sur scène, mais il ne faudrait pas qu’il se transforme en une simple « machine à tubes ». Toutefois, la scénographie est à l’image du style du cristolien, simple et pourtant bien plus recherchée qu’elle n’y paraît.
Rien de telles que quelques photos pour apporter du concret à ce paragraphe :

Cette soirée, comme un coup de poker pour Les Paradis Artificiels, est une réussite. Que ce soit le cadre (on veut plus de concerts à la Condition Publique !) ou les artistes, tout était réunis pour passer une excellente soirée !