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Organisé par le collectif Parasite, le Paradisiac Field est un festival de musique qui prend place tous les deux ans à Landrecies. Après une édition 2016 haute en couleurs, les Parasites ont de nouveau réussi leur pari avec cette édition 2018, du 6 au 8 jullet. On y était, on vous raconte.

Qui sont-ils ? Le Collectif Parasites est une association créée en 2011 par un groupe de jeunes ayant grandi en Avesnois. L‘association a pour objet statutaire de créer, valoriser et développer du lien social aux travers d’actions pédagogiques et culturelles.

Le Paradisiac Field est un festival fait main et éco-responsable. Que ce soit les décorations, la bière (notamment la délicieuse Gadelière, qui fut victime de son succès) ou la nourriture, sur le festival, tout est fait maison. Pour le plus grand plaisir des festivaliers.

18 heures, vendredi 6 juillet, ouverture des portes du festival et découverte des lieux. Ici, la récupération est de mise, et le résultat s’avère plus que plaisant. L’ilot central du festival, qui abrite une régie technique, un point d’accueil et la vente de tickets (pas de liquide sur le festival, mais des petits tickets), en jette un maximum avec ces dizaines de portes glanées un peu partout.

C’est sous le soleil que les concerts de cette première journée de festival ont débuté. On a ainsi pu apprécie la punk de Jodie Faster, la qualité instrumentale de the Black Mantis project ainsi que l’électro hip-hop de Al’Tarba. Le beatmaker toulousain envoie du lourd et réveille le festival pour un show mêlant hip-hop, trans et électro.

Pour la deuxième journée du festival, la tête d’affiche était Acid Arab, que nous avions pu voir à L’Imaginarium Festival en mai dernier.

Mais avant que les choses sérieuses commencent, nous avons fait une des plus belles découvertes de ces trois jours en la personne de Marc Prépus, alias le Big Caddyman.

Mêlant musique et théâtre, Marc Prépus est un personnage hors normes. C’est vécu d’un long manteau vert et d’un match de catcheur, poussant un caddie, que le gaillard entre sur scène. Et nous voilà partis pour une heure de délire.

Marc Prépus est un talentueux musicien. Avec ses boîtes à rythmes et ses pédales de boucle, des musiques prennent vie. Jouets pour enfants, peluches ou orgasmes du public, tout est bon pour faire de la musique ! Atout supplémentaire : il rap aussi bien qu’il marche avec des talons.

Une chose est sûre, le spectacle de Marc Prépus, et de son chien Croute, est à découvrir. Si vous désirez en apprendre plus sur lui, direction son site internet !

Plus tard dans la soirée, nous avons vu Afro Wild Zombies, qui fut également une excellente découverte. Les membres du groupe ont enchanté le public et impossible de ne pas se trémousser, ne serait ce qu’une petite minute.

Vint ensuite Cardri. Nous les avions découvert lors de leur première partie de Hugo TSR à l’Aéronef de Lille. Malgré leur jeune âge, les gars de Cardri gèrent, avec un rap influencé par Eminem ou encore Kanye West. Il faisait chaud, l’ambiance était au rendez-vous.

Direction la grande scène pour Acid Arab. La pâture est bondée de monde. Jamais le Paradisiac Field n’avait accueilli autant de gens. Belle performance de la part des Parasites d’avoir misé sur Acid Arab. Malgré un son un peu fort, le groupe met l’ambiance et les festivaliers donnent de la voix lors du rappel. Une performance égale à celle de Compiègne, et le plaisir d’Acid Arab à être sur scène se fait ressentir.

C’est également sous le soleil que débute cette ultime journée du Paradisiac Field. C’est le Big Bang Crew qui ouvre les hostilités à 19 heures. Les trois garçons, que nous avions pu croiser au camping, sont bouillants et donnent tout ce qu’ils peuvent.

La vraie découverte nous vient de BE4AT SLICER, un groupe de 4 musiciens qui se qualifient d’experts en «collages sonores». Les morceaux, alternant entre pop, électro et hip-hop ravissent les coeurs, tout comme la chanteuse qui semble conquérir le coeur de certains hommes du public. Une excellente prestation pour ensuite terminer en beauté par le concert de Tetra Hydo K.

Concerts mis à part, le Paradisiac Field accueille pendant trois jours un cinéma, qui diffusent de très nombreux courts-métrages, des associations, des parties de jeux de société endiablées, des chantiers participatifs, des coins “chill”… Afin de ne pas s’ennuyer une seule seconde et que tout le monde puisse s’y retrouver !

En résumé, le Paradisiac Field, c’était franchement (très) chouette. Après une édition aussi réussie, la prochaine, qui se tiendra en 2020, ne peut qu’être prometteuse. Les bénévoles ont mis du coeur à l’ouvrage, ça se voit et ça fait (très) plaisir. Pendant ce temps, n’hésitez pas à également suivre l’actualité du Collectif Parasites qui organise des évènements un peu partout dans la région.

Pour conclure, rien de telle qu’une petite série de photos pour retranscrire l’ambiance chaleureuse et bon enfant du Paradisiac Field.