6 + dix =

deux × un =

C’est la tournée évènement de ce début d’année, durant laquelle chaque date affiche complet. Le 13 mars, Orelsan était de passage au Zénith de Lille pour un concert loin d’être basique.

Depuis le début du mois de février, Orelsan parcourt les routes de France, de Suisse et de Belgique dans le cadre de sa nouvelle tournée. Jouant dans les plus grandes salles, toutes complètes en un rien de temps, Orelsan a concocté une concert digne des plus grands à ses fans. Alternant entre morceaux de La Fête est finie, Perdu d’avance, Le chant des sirènes ou des Casseurs Flowteurs, le Caennais satisfait son public de la plus belle des manières.

C’est avec San qu’Orelsan choisit d’ouvrir son concert. Perché en haut d’une estrade, avec vue sur l’ensemble du public, le rappeur en met directement plein les mirettes au public. Les tubes s’enchainent. Jimmy Punchline, Courez Courez… Que des classiques ! Et ce n’est pas le public qui dira le contraire.
Puis vient le moment du premier single de La fête est finie, l’incontournable Basique. Rarement le Zénith de Lille a connu pareils mouvements de foule. En une seconde, la horde humaine s’est compressée vers le devant de la scène. À se demander si la pression n’allait pas faire craquer le tout. De la vapeur émane des corps, l’ambiance est à son maximum… alors qu’il n’y a eu que 4 morceaux interprétés. Du côté des gradins, tout le monde est debout : personnes assises, personnes debout, même combat.

Le show d’Orelsan est auditif, certes, mais également visuel. Un écran géant à l’arrière de la scène diffuse vitesse grand V Basique et Simple en une multitude de langues. Lors de Bonne meuf, ce sont des silhouettes proches du Hentaï qui sont retransmises. D’ailleurs, il ne faut plus dire Bonne Meuf mais Adieu les filles, une version alternative réservée aux concerts et disponible sur WavLive.

Les deux excellentes surprises viennent des morceaux Christophe (de l’album La Fête est finie) et J’essaye, j’essaye (de l’album Comment c’est loin, BO du film). Même si à Lille nous n’avons pas la chance d’avoir de guest, Maître Gims est tout de même présent. Afin que le duo entre le rappeur caennais et l’ex-membre de Sexion d’Assaut soit reconstitué, ce dernier est projeté sur l’écran géant, comme le démontre la photo. Même chose pour Janine, la grand-mère d’Orelsan, qui assure les refrains sur J’essaye, j’essaye. Deux moments phares du concert qui suscitent une hystérie collective dans la salle. Et, qu’on se le dise, impossible de ne pas être sous le charme de Janine tant cette dame est touchante.

Le concert bat son plein, l’ambiance est au rendez-vous. Après Défaite de famille, La pluie ou Tout va bien, Orelsan clôture son concert avec Raelsan et Le chant des Sirènes, La Fête est finie ainsi que Notes pour trop tard, magnifique morceau de plus de 7 minutes, initialement en duo avec Ibeyi.

Sur scène, c’est toujours la même équipe qui l’accompagne. Armé de son canon à tee-shirt, Ablaye gère les backs et s’assure que le public est toujours chaud, en ne cessant de lui rappeler qu’il a n’a pas les bases. À la prod, on retrouve Skread avec qui Orelsan développe un travail de production qui dure depuis maintenant de longues années. On retrouve aussi Phazz, qui s’assure par la même occasion de gérer la première partie en nous offrant un DJ set afin de nous mettre en jambe.

En sortant de la salle, on se dit que le retour d’Orelsan est un retour réussi. Deux heures de tubes dans une salle en folie. On peut émettre des réserves quant à la personne ou aux chansons, mais la qualité scénique, tant au niveau de la performance que de la mise scène, met tout le monde d’accord.

Vivement le prochain album, et la prochaine tournée.