onze − 3 =

deux × 5 =

Mercredi 8 février, l’ONL (orchestre national de Lille) a convié les mélomanes à sa soirée placée sous le drapeau de la Russie, dans l’auditorium du Nouveau siècle. De nombreux étudiants ont assisté au concert, gratuit pour eux. Au programme : Rachmaninov suivi de Chostakovitch, deux grands compositeurs russes du 20ème siècle.

Pour la première partie, Vladimir Verbistky, le chef d’orchestre, a demandé à la jeune pianiste Varvara d’interpréter le Concerto pour piano n°1 de Rachmaninov. La cohésion entre l’orchestre et la soliste est imminente, les notes se fondent les unes entre les autres pour former un mélange exceptionnel entre mélodies du piano et accompagnement de l’orchestre.

Les spectateurs apprécient l’intervention des différents instruments à des moments précis : ainsi, l’on entend la sonorité des clarinettes alors qu’elles ne sont pas seules à jouer. La maîtrise de l’orchestre fait que chacun joue avec précision et sache se faire entendre quand il le faut. Tout cela en gardant toujours cette unité qui lie les musiciens entre eux, mais également avec la pianiste. Celle-ci fait défiler ses doigts sur le piano à queue placée au milieu de la scène avec une fougue entraînant les spectateurs dans l’univers du morceau. Une petite demi-heure plus-tard, le tonnerre d’applaudissements vise à féliciter en particulier la soliste Varvara. Une séance de dédicaces est alors proposée à l’issue du concert.

Au retour de l’entracte, l’orchestre a poursuivi avec une seconde partie magistrale. Le morceau Symphonie n°11 débute avec un thème repris par plusieurs instruments. D’abord la trompette, le cor… Les instruments à vent sont exposés alors que leur nombre est réduit, l’ONL étant une symphonie. Chacun connaît son moment de gloire, notamment les percussions, qui font tenir les spectateurs en haleine quant à la suite du morceau.

Gong, cloches et timbales résonnent fortement dans le Nouveau siècle, auditorium dont on peut apprécier l’acoustique. Puis à d’autres moments, l’orchestre joue pianissimo (très doux), les cordes ne font qu’un. Le plaisir est auditif bien-sûr, mais aussi visuel : les archets des violons montent et descendent dans une parfaite synchronisation. Même les mouvements des musiciens se confondent tant ils jouent avec précision. La pièce est composée de moments doux où chacun peut se laisser aller à la rêverie puis, généralement lors de la reprise du thème, tout l’orchestre joue forte.

Après une heure de musique, les spectateurs sont ravis. Ils n’hésitent pas à applaudir et à se mettre debout pour saluer la prestation de l’orchestre. La conclusion d’une très belle soirée musicale !