3 × 2 =

dix − quatre =

La soirée du mardi 23 février 2016 affichait complète à l’Aéronef de Lille, tout comme de nombreuses dates de la tournée d’AaRON. Ce succès témoigne d’un dernier album réussi, comme nous l’avions écrit à la sortie de We Cut The Night. Nous étions présent à cette soirée afin de vous raconter le savoureux concert, alliant anciens et nouveaux titres dans un univers plus électro que ce à quoi nous nous attendions.

Après une première partie par Blondino, le duo AaRON formé par Simon Buret (en chemise noire à fleures rouges) et Olivier Coursier (en veste noire-chapeau) investit la scène lilloise accompagné de deux musiciens. Le concert commence avec “Magnetic Road” qui permet au public de rentrer progressivement dans l’ambiance particulière aux sonorités envoûtantes d’AaRON. Sans interruption, le groupe enchaîne avec “Onassis” qui vient emmener la puissance sonore et dansante : rythme prenant à la batterie, mélodie entêtante, effets de lumières qui deviennent multicolores sur scène.

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Nous avons ensuite le plaisir et la surprise de faire un saut dans le temps, en redécouvrant “Blow“, extrait du premier album du duo Artificial Animals Riding On Neverland. Sur cette lancée, on poursuit avec l’excellent “Seeds Of Gold” extrait cette fois si de leur deuxième album Birds in the Storm. La recette des anciens titres avec les accords plaqués au piano accompagnés d’un puissant rythme à la batterie fonctionne toujours bien. Divinement interprétée comme une ballade où la voix de Simon Buret est mise en avant, “Rise” captive le public avec son léger air de guitare. S’enchaîne ensuite “Ride On“, qui est certainement l’un des meilleurs titres du dernier album, puis “O-Song” et “Arm Your Eyes”. Nous sommes ravis d’entendre “Thousand wars” puisqu’on a enfin l’impression de retrouver à ce moment l’authenticité des anciens titres d’AaRON : depuis le début du concert, tous les titres sont interprétés d’une manière à correspondre à un set électro.

Vient ensuite inévitablement “U turn (Lili)” qui a rendu le duo célèbre, dans le film Je Vais Bien Ne T’en Fais Pas de Philippe Lioret, il y a de cela une décennie. On reste ensuite dans la douceur avec le très beau “Invisible Stain” et “Maybe On The Moon“.

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Pour relancer l’ambiance festive, le public est séparé en deux masses et convié à un jeu. Sur le rythme de “Ludlow L“, chacun à un moment donné (en fonction du côté où il se trouve) doit crier. L’effet est très réussi, et le public semble beaucoup s’amuser. Le groupe sort ensuite de scène, avant de revenir après un court rappel. Le dernier titre phare “Blouson Noir” débute avec beaucoup de lumière (de toutes les couleurs) sur scène, des lasers qui s’agitent. Il s’agit d’un des meilleurs moments de la soirée puisque le tube est à la fois une chanson rythmée, festive, qui va crescendo jusqu’à une explosion électro-pop au deux-tiers de la chanson. Pour terminer le concert, sont interprétés “Shades of Blue“, “Little Love” où les spectateurs sont invités à allumer le flash de leur smartphone, puis “The Leftovers” en une version bien plus électro que celle de l’album. Finalement le groupe est acclamé pour un second rappel : seul le duo revient sans micros, et interprète “Mister K” en acoustique (Simon au chant et Olivier à la guitare sèche).

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On en attendait pas moins du concert d’AaRON qui a fait salle comble. Nous avons eu droit à un concert très orienté vers des tonalités électroniques à l’image du dernier album. Il est peut-être dommage d’avoir fait subir un traitement à certaines des anciennes chansons pour les faire rentrer dans ce “nouveau style d’AaRON” (que l’on ne peut que saluer.)