1 × 2 =

3 × trois =

Réparti entre l’Aéronef, La Péniche, Le Grand Mix, Le Splendid ou encore le Zénith de Lille, c’est du 19 au 23 avril qu’avait lieu le festival des Paradis artificiels avec une programmation éclectique : Bigflo&Oli, Jain, Georgio, VALD et beaucoup d’autres répondirent présent à ce festival qui accueillait Stromae, The Prodigy, Chinese man ou Alpha Blondy les années précédentes.
C’est au Zénith de Lille que le Pedromadaire a décidé de se rendre, lors de la dernière soirée du festival, le 23 avril, en compagnie d’Alpha Wann, Methodman & Redman, Gramatik et N’to.

 

Nous sommes le 23 avril et à la vue de la programmation, on ne peut que dire que nous passerons une bonne soirée.
Dans une salle déjà très remplie pour l’heure, nous réussissons à nous frayer un chemin pour assister au concert d’Alpha Wann. Le jeune MC, pilier fondateur du groupe 1995, défend aujourd’hui son nouveau projet solo « Alph Lauren 2» sorti le 15 janvier avec une série de concerts dans toute la France. C’est vêtu d’un maillot de l’équipe de foot Lilloise qu’Alpha Wann commence son live, tout en présentant son nouveau projet ainsi que son DJ, qui n’est autre qu’Hologram Lo’, beatmaker du collectif 1995 et créateur du label DON DADA RECORDS sur lequel il est signé. Accompagné de Caballero sur scène, Alpha Wann semble prendre plaisir à jouer devant une salle qui se remplit tout doucement, Le Don lance une petite impro pour faire chanter le public « Crache le feu Fal » et nous le dit lui-même « Lille vous êtes chauds, c’est trop cool ! ». Puis s’enchainent les morceaux comme « 1,2,3 », « Alph Lauren », ou encore « Sous marin ». En milieu de set, Alpha en profite pour présenter « Double Hélice » le nouveau projet 10 titres tout frais (sorti le 22 avril) de Caballero et JeanJass.

La vie c’est quoi ? Sortir d’une femme pour essayer d’entrer dans les autres ?

Même si Alpha le dit lui-même, « ça sert à rien de trop parler, lance le son ! » il n’hésite pas à interagir avec le public « on va vous faire chanter, on est là pour s’amuser vous êtes chauds ou quoi », « tu comprends Lille, on va s’amuser chante avec nous ». Nous sentons que c’est un plaisir pour lui d’être une scène dans une salle qui se remplit de plus en plus en fin de set, il nous quitte avec un petit « Au revoir le Don Dada » répété par la foule entière.

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Nous attendons ensuite la venue des deux MC’s les plus appréciés de la soirée. La salle se remplit de plus en plus, on entend des fans crier « CAN I KICK IT » et aux morceaux de fond, on peut entre autre distinguer « Move Bitch (get out the way » de Ludacris et « Assassin de la police » de NTM ft Cut killer. Puis, nous voilà repartis en 1994 avec l’arrivée sur scène des deux rappeurs mythiques : MethodMan (Wu Tang Clan) & Redman (Def Squad). On commence tout doucement avec le titre «4 :20 » dont on peut reconnaître les paroles « Roll that shit, light that shit, smoke it ».
On connaîssait le penchant du groupe pour les drogues douces à cause de leur rôle dans le film « How High », jusqu’à demander à la foule si ils avaient passé un bon 420 (appellation des divers rassemblements spontanés qui ont lieu à plusieurs endroits dans le monde, à 16:20 le 20 avril (à 16h20 le 20 du 4e mois), où les participants militent pour la remise en cause de la législation surle cannabis, et pour promouvoir la recherche et le développement le concernant).

 

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Les deux acolytes nous ont fait comprendre qu’ils étaient là pour les amateurs de vrai hip hop, « Lille France, are you ready to go back to the 90’s ? », ils nous lancent donc leurs classiques « How high » tout en évoquant la possibilité d’un How High 2 (projet en cours depuis des années) et les « WU TANG » criés ainsi que les « W » (Pour Wu tang clan) se lèvent sur bon nombre de mains du public face au deux rappeurs. S’en suit une reprise endiablée du titre « Shimmy shimmy ya » de Ol Dirty Bastard. C’est sur un « Lille France, you are motherfuckers represent hip hop right here » et sur une dédicace aux mythiques Biggie, Tupac et Ol dirty B que les deux rappeurs nous quittent, après avoir retourné le Zenith.

Fin de soirée, le producteur slovène Gramatik arrive derrière ses platines. De nouveau en tournée pour la sortie de son projet « Epigram », Gramatik nous livre un show aux visuels de qualité grâce à un écran géant posé derrière lui : Anonymous, renard, pacman… Tous les visuels lights sont tout simplement à couper le souffle. Côté musique, Gramatik nous a offert un très bon remix, à notre grande surprise, du titre « We are your friends » de Justice VS Simian. Le live de Gramatik se résume tout bonnement à de bons beats, de grosses basses, des sons futuristes et de beaux visuels, de quoi ravir les amoureux de musiques éléctroniques.

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C’est sur la fin du concert de Gramatik que nous quittons le Zénith, ravis des lives que nous venons de voir au Paradis Artificiels et on attend avec impatience de revenir l’année prochaine.