dix-sept + quatre =

deux × 3 =

Le jeudi 16 mars, The Pirouettes et Papooz étaient au programme des Paradis Artificiels, à la salle du Grand Mix de Tourcoing.

Le ton est tout de suite donné avec The Pirouettes qui nous proposent un concert aux sons entre pop-rock et électro. C’est avec plaisir qu’on retrouve leur titre Escalier extrait de leur premier album Carrément Carrément. Le jeune groupe offre au public des sons originaux et particuliers, qui invitent à danser et à se laisser porter. Une déception au niveau de la présence scénique cependant, puisqu’on devine que beaucoup de choses ne sont pas faites en direct, et c’est bien dommage. Musique basée sur des sons assez minimalistes, on attendrait d’eux qu’ils créent toutes leurs mélodies sur le moment, et pourtant. On prend tout de même beaucoup de plaisir à entendre l’harmonie des voix de Vickie et Leo qui nous transporte dans leur univers, influencé par les Rita Mitsouko.

On aime également le lien que crée Leo avec le public en interagissant avec lui. On regrette l’absence de prise de parole de Vickie pendant le set. Trop timide ? On a du mal à y croire quand on voit avec quelle facilité et fluidité elle prend place et bouge sur la scène.

De ce concert on retiendra de nouveaux titres à ajouter à notre playlist : Coup d’éclat qui ouvre la scène avec des sons électroniques entêtants, ou encore Je nous vois avec un refrain entraînant. The Pirouettes réussit à mettre l’ambiance, et la foule attendait avec impatience le titre Carrément carrément, qu’elle n’en finissait pas de scander. Les deux artistes finissent en se jetant dans un public complice, fan de ce jeune groupe découvert à la péniche de Lille en octobre dernier. Après près d’une heure de musique, le groupe laisse place à un tout autre style, Papooz, aux influences beaucoup plus rock/folk.

Les Inrocks les présentent en parlant de “mélodies pop folk gorgées de soleil, des vitamines” et on comprend pourquoi. On parle bien évidemment de Papooz, tête d’affiche de ce soir de festival. Avec un style vestimentaire emprunté aux années 90, leur musique est aussi un mélange entre pop, rock et folk. Durant une heure et demi, le duo réussit à mettre une super ambiance dans la salle du Grand Mix. Les instruments sur scène sont la base de leur musique, sans aucune influence électro, et c’est plutôt appréciable. Papooz nous propose des chansons qui se détachent des tubes commerciaux que l’on pourrait trop entendre sur certaines radios. A cela s’ajoute une très belle harmonie entre leurs voix, on aime. Même si certains sons sont plus doux que d’autres, le groupe les adapte pour les concerts live, afin de les rendre plus vivants. Tout au long de leur prestation, on ne cesse d’être séduits par cette guitare folk, qui marque vraiment le style musical du duo.

Quoique l’on fasse, Papooz nous met de bonne humeur. A travers plusieurs titres, la voix d’Armand Penicaut, que l’on pourrait croire féminine, nous entraîne et nous fait sourire malgré nous, avec notamment Trampoline et Toria’s song, les découvertes du soir. Sur ces titres, Ulysse Cottin fait les choeurs, ce qui signe un bel équilibre. Ce duo fait sans aucun doute partie des révélations live qui nous ravissent, tant la qualité de leur musique est appréciable. Le fait de ne connaître que Ann wants to dance au début du concert n’a en rien entamé notre enthousiasme. Leurs mélodies appellent à profiter du moment et à danser. En conclusion, les Paradis Artificiels nous ont offert une très bonne programmation avec deux groupes que l’on vous recommande chaleureusement.