5 + 2 =

deux × deux =

Nous l’attendions, le retour du trio qu’on nomme affectueusement « L’homme Chinois ».
Après nombre de projets tels que Sho-Bro, The Journey (en collaboration avec Tumi) ou Les Groove Sessions, High Ku, Sly et Zé Mateo reviennent avec leur deuxième album studio Shikantaza, pour notre plus grand plaisir, dans les bacs ce vendredi 3 février.

Rappelons-le : Chinese man, c’est un trio français originaire de Marseille né en 2004. Entre hiphop, reggae et électro, le collectif se fait connaître grâce au titre « I’ve got that tune » utilisé pour la publicité d’une grande marque de voiture en 2005. S’en suit une série de dates live dans les plus gros festivals français (Solidays, Printemps de Bourges, Eurockéennes de Belfort, Paléo festival pour ne citer qu’eux), un label à leur nom, Chinese man Records, qui soutient nombre d’artiste en France et à l’étranger (Taiwan MC, Deluxe, Scratch Bandits Crew, Leo le bug…) et une série de projets.

Chinese man développe un univers unique mélangeant l’Asie, le vintage et le cartoon, tant en s’appliquant sur leurs pochettes que sur leurs clips ou leurs visuels en général. Ils collaborent régulièrement avec des MC, tels que Taiwan MC, Tumi ou Youthstar par exemple pour parfaire leurs productions. Chinese man, c’est aussi nombre de référence : des samples extraits de films cultes comme Pulp Fiction, Fight Club et de groupe tels qu’A Tribe Called Quest ou Asian Dub Foundation.

Leur 2ème album studio appelé Shikantaza est composé de 16 titres où figurent des guests tels que Kendra Morris, Dillon Cooper, Taiwan MC, ASM, Mariama, R.A The Rugged Man, Vinnie Dewayne, Muke Bogan, A-F-R-O, Tre Redeau, Youthstar et Illman.

Voici la tracklist :

Dès les premières notes de l’opus, on se sent comme arrivés en Asie. On s’imagine entre les temples et les marchés des plus grandes villes, entrain de contempler une danse traditionnelle.
Avec Shikantaza, on écoute avec attention chaque composition, dans les moindres détails. Les anciens projets de Chinese man nous faisaient déjà voyager dans des destinations exotiques variées. Aujourd’hui, on atterrit directement en Chine.
Mais attention, le titre de du projet signifie « être assis sans rien faire » dans l’école école du bouddhisme zen sōtō, la première écoute fera de vous des maîtres du lâcher prise, soit Laisser vos pensées et vos sensations divaguer afin de profiter au mieux de la dernier bébé du trio infernal.

La voix sensuelle de Kendra Morris vient réchauffer le titre « Liar liar », comme la voix de Mariama sur « Stone Cold », tous deux des titres assez doux mais très agréable à l’écoute.
Le beat de « Malad » nous rappelle le titre « Get up » extrait de l’opus « Racing with the sun » sorti en 2011. « Step back » nous fait remonter dans le temps avec des samples assez old school (trompette, castagnettes), un peu comme une valse.
« What you need » s’ouvre avec un monologue  « la question la plus habituelle que s’entendent poser les gens qui vivent des productions de leur esprit c’est « quelles sont vos sources d’inspiration ? » », qui nous rappelle « Ta Bom » le feat avec General Elektriks en 2011 qui se finissait avec un monologue décalé du même style.  Le titre est tout simplement puissant, il nous ferait presque nous croire dans les campagnes chinoises à regarder de beaux paysages, au calme.
« BLAH » featuring Youthstar Taiwan MC & llaman c’est LE titre très énergique de l’opus, il est lourd, on y voit une alliance parfaite entre les MC et ça donne juste envie de hocher la tête.
L’opus est clôturé par le titre « Goodnight », tel un retour au calme après avoir bougé à l’écoute entier du projet.
Pour résumer, Shikantaza est un deuxième album de qualité livré par le trio marseillais. Ce projet nous fait voyager dans des contrées lointaines, les productions sont finement travaillées et les collaborations viennent perfectionner le tout. L’opus est voué d’une énergie contagieuse et de quelques titres plus calmes, très agréables à l’écoute.

Comme une bonne nouvelle n’arrive jamais seule, qui dit nouvel album, dit tournée et vous pourrez donc danser sur ces nouveaux titres à partir de mars et cet été en festival.